Sourire facilite la détente du regard
Connaissez-vous la pratique du demi-sourire ?
Il y a quelque temps, je cherchais une image pour illustrer un regard détendu. J’ai alors pensé à la Joconde de Léonard de Vinci, dont la carte postale a finalement trouvé sa place et me charmait de sa présence sur mon bureau.
Et c’est la lecture du livre « Le Miracle de la Pleine Conscience » de Thich Nhat Hanh,
et la pratique du « demi -sourire » qu’il propose, qui m’a permis de faire l’association entre le fameux sourire de Mona et son regard si détendu. Ce demi-sourire n’a rien de « retenu » c’est simplement un sourire discret, léger.
Pourquoi parle-t-on de pratique ? Chaque jour, on y pense, on le fait et il se passe quelque chose ! il s’agit d’un véritable outil d’homéostasie intérieure. Sur les 30 muscles de notre visage, on en utilise 17 pour sourire.
C’est un cadeau que l’on se fait et que l’on fait aux autres. Pour empêcher l’emballement de notre spleen, de nos inquiétudes, de nos ressentiments. Cela détend le visage et ramène en nous la sérénité. Un moyen simple pour faciliter la détente du regard.
Expérimentez et Ressentez !
« Lorsque vous vous apercevez que vous êtes irrité, détendez les muscles de votre visage, laissez venir le demi-sourire. Inspirez et expirez calmement, en maintenant le sourire le temps de trois respirations.
»
Thich Nhat Hanh
« J’inspire, je calme mon corps
J’expire, je souris
M’installant dans le moment présent,
Je sais que c’est un moment merveilleux. »
Thich Nhat Hanh

Au cœur de l’hiver, lorsque le temps semble retenu dans son souffle, une déesse romaine impose le silence : Angerona. À l’origine, elle est celle qui guérit la douleur et la tristesse, présidant aux passages difficiles. Figure du seuil et de la renaissance solaire, elle était célébrée au jour du solstice d’hiver. Angerona nous rappelle que toute lumière nouvelle naît d’un retrait, d’une nuit, d’un silence. Pline la décrit portant un bandeau scellé sur la bouche, tandis que Macrobe la représente l’index de la main gauche posé sur les lèvres. Elle n’impose pas un simple silence : elle ouvre un espace de retrait, un vide où le cours ordinaire du temps se suspend. Ce silence n’est ni passivité, ni oubli, mais concentration des forces. Il renvoie à la nuit matricielle d’où surgira le nouveau soleil, à l’image de l’enfant encore fragile, porteur de toutes les promesses à venir. Angerona est la gardienne de cette traversée invisible, celle qui exige l’épreuve du silence avant toute naissance, toute renaissance. Mais son bâillon révèle une dimension peut être encore plus radicale. À l’heure la plus sombre de l’année, le verbe ancien perd son autorité. Les dieux fatigués, garants d’un ordre arrivé à son terme, sont réduits au silence. Ce mutisme devient alors un acte de libération : il invite à rompre avec les récits épuisés, à se dépouiller des lois devenues stériles. Comment rapprocher la portée symbolique de ce moment de notre présent avec l’équilibre de notre vision de nous même et du monde ? Peut-être en profitant du calme imposé par la saison pour faire silence à notre tour. S'interroger sur l’essence de nos valeurs, de nos choix, de tout ce qui nourrit nos espoirs pour demain. Dans une actualité agitée et déstabilisante, cette "vacuité responsable" pourrait elle ouvrir la voie à une vision plus claire du chemin à venir ? Corinne Maréchal, réflexologue Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Angerona_(mythologie) https://institut-iliade.com/une-deesse-du-solstice-dhiver-angerona/ Symbolisme du Solstice d’Hiver, mythologies, symboles et rites, Philippe Costa, The Book Edition, octobre 2022








