Volare Nel blu dipinto di blu
Volare : un concentré de bleu, de joie et d’enthousiasme… un concentré d’été

Quoi de mieux, pour célébrer le bleu éclatant du ciel et la légèreté des beaux jours, que de se laisser porter par Volare ? Véritable hymne à l’optimisme, cette chanson évoque instantanément les vacances, le soleil et l’insouciance. Derrière ce titre devenu universel se cache un nom plus poétique : Nel blu dipinto di blu (« Dans le bleu peint en bleu »). Écrite en 1958 par Domenico Modugno et Franco Migliacci, elle est aujourd’hui l’une des chansons italiennes les plus célèbres au monde.
Une inspiration née d’un rêve
L’histoire de Volare commence dans un songe de Franco Migliacci. Les paroles lui auraient été inspirées d'un rêve avec un personnage sorti d'un tableau du peintre Marc Chagall. Il imagina un homme peint en bleu qui s’élançait dans le ciel, porté par une irrésistible envie de voler. De cette image poétique naquit le refrain légendaire : « Volare, oh oh… Cantare, oh oh oh oh… ».
Un succès qui traverse les générations
Dès sa sortie, Volare connaît un succès fulgurant en Italie et à l’international. Son refrain entraînant franchit les frontières et les générations, faisant de la chanson un véritable symbole de la culture italienne.
Au fil des décennies, elle a été reprise par une multitude d’artistes aux univers très différents. Parmi toutes ces interprétations, ma préférence va à celle du groupe Son Boricua. Leur version revisite le classique italien avec une énergie irrésistible puisée dans la salsa dura new-yorkaise, le son cubain, le mambo, la guaracha et le boogaloo. Une rencontre inattendue entre l’Italie et les Caraïbes qui redonne à Volare une fraîcheur et une vitalité remarquables. Les pieds se mettent à danser irrésistiblement dans un élan joyeux.
Un phénomène social et culturel
Au-delà de son immense succès musical, Volare a pu sembler incarner les aspirations d’une nation en pleine transformation. Treize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Italie cherchait à tourner la page des privations et à s’élancer vers un avenir plus prospère. Le rêve de l’envol exprimé dans la chanson symbolisait parfaitement cette volonté collective de dépasser les difficultés du passé. Une Italie encore largement rurale commençait à entrer dans l’ère de la modernité et à prendre sa place sur la scène internationale.
Près de soixante-dix ans après sa création, Volare continue de faire rêver. Son ciel bleu, sa joie communicative et son irrésistible envie de liberté en font plus que jamais une chanson d’été, une invitation permanente à prendre de la hauteur dans la joie.
Corinne Maréchal
Pour écouter, voici les liens
de la version originale : https://youtu.be/M5qQETERo70
de la version de Son Boricua : https://www.youtube.com/watch?v=ugLj6j07w_Q









