CORINNE MARECHAL REFLEXOLOGIES




Bon pied Bon œil


Je suis réflexologue et enseignante de la méthode Bates, convaincue par la pertinence de l’adage « bon pied, bon œil »


J'ai été formée puis certifiée en 2001 à la podo réflexologie énergétique  par Mireille Meunier. Son enseignement met l’accent sur l’énergétique chinoise appliquée à la réflexologie plantaire, outil précieux pour accompagner la personne consultante dans sa globalité. Selon l’énergétique chinoise, corps et esprit ne forment qu’une seule entité, ainsi l’organique et le psychique sont abordés ensemble et permettent d’individualiser le soin réflexologique en fonction des besoins de la personne consultante, aussi bien au niveau corporel, énergétique, qu’émotionnel.


Quel est le postulat de la réflexologie ?

Le pied est la représentation miniaturisée du corps humain. A chaque zone réflexe correspond un organe, une glande ou une partie spécifique du corps. Des pressions rythmées appliquées sur ces zones réflexes permettent de localiser les tensions et de rétablir l’équilibre dans les parties du corps correspondantes. C’est une pratique manuelle ancestrale qui fait partie des techniques naturelles.


J’exerce professionnellement la réflexologie depuis 2002. Rapidement, je m’intéresse à la vue et la vision. Quelques années de recherche et de pratique plus tard j’écris un livre publié chez Grancher « ABC de la réflexologie oculaire », en 2008, qui présente mon travail spécifique faisant le lien entre une réflexologie plantaire et une stimulation réflexologique du contour des yeux. Mon objectif est d’apporter de la détente au système visuel.

 

En 2019 je suis certifiée par l’Ecole de la Vue en tant qu’enseignante de la méthode du Dr Bates. Cette méthode est un ensemble de procédés dont le but est d’améliorer la fonction visuelle. Née au début du XX ème siècle, elle a évolué et s’enrichit des découvertes et applications des neuro sciences.

 

Aujourd’hui, je propose des séances sur mesure, d’une durée d’environ une heure et demie, que j’appelle « réflexologie oculaire ». Ces séances comportent des moments d’activités permettant de relâcher les tensions visuelles, et des moments de soins sur table, avec un massage de la tête et des pieds. Mon propos est d’explorer avec le consultant ce qui favorisera sa détente et de lui proposer des outils qui le rendent autonome et acteur dans la prise en charge de ses tensions visuelles.

 

La grande majorité des consultants, quel que soit leur problématique, peuvent expérimenter les bienfaits de la détente sur leurs perceptions visuelles, ce qui représente un soutien précieux et encourageant.

 

Mes formations en Réflexologie Oculaire, dispensées depuis 2015, sont agrées par la Fondation Suisse pour les Médecines Complémentaires (ASCA) dans le cadre de l’école « Reflexe Santé ». 

Publications dans le magazine Le Point Réflexe (https://www.reflexesante.ch/magazine)


Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien-être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article L.489 et de l’arrêté du 8.10.1996




Bain de pieds dans bassine

"Les praticiens en soins naturels ont pour vocation d'entretenir la santé, et non pas de soigner une maladie"  

Mireille Meunier, réflexologue


Réflexologie plantaire
 Un soin qui ressource et apporte     regain d'énergie 
A propos de la réflexologie plantaire
Réflexologie oculaire 
Un soin sur mesure et en douceur pour harmoniser le regard.
A propos de la réflexologie oculaire
Méthode Bates
 Un accompagnement pour retrouver ses   bonnes habitudes visuelles
A propos de la méthode Bates

Angerona, le silence au cœur du solstice d’hiver
par Corinne Marechal 2 février 2026
Au cœur de l’hiver, lorsque le temps semble retenu dans son souffle, une déesse romaine impose le silence : Angerona. À l’origine, elle est celle qui guérit la douleur et la tristesse, présidant aux passages difficiles. Figure du seuil et de la renaissance solaire, elle était célébrée au jour du solstice d’hiver. Angerona nous rappelle que toute lumière nouvelle naît d’un retrait, d’une nuit, d’un silence. Pline la décrit portant un bandeau scellé sur la bouche, tandis que Macrobe la représente l’index de la main gauche posé sur les lèvres. Elle n’impose pas un simple silence : elle ouvre un espace de retrait, un vide où le cours ordinaire du temps se suspend. Ce silence n’est ni passivité, ni oubli, mais concentration des forces. Il renvoie à la nuit matricielle d’où surgira le nouveau soleil, à l’image de l’enfant encore fragile, porteur de toutes les promesses à venir. Angerona est la gardienne de cette traversée invisible, celle qui exige l’épreuve du silence avant toute naissance, toute renaissance. Mais son bâillon révèle une dimension peut être encore plus radicale. À l’heure la plus sombre de l’année, le verbe ancien perd son autorité. Les dieux fatigués, garants d’un ordre arrivé à son terme, sont réduits au silence. Ce mutisme devient alors un acte de libération : il invite à rompre avec les récits épuisés, à se dépouiller des lois devenues stériles. Comment rapprocher la portée symbolique de ce moment de notre présent avec l’équilibre de notre vision de nous même et du monde ? Peut-être en profitant du calme imposé par la saison pour faire silence à notre tour. S'interroger sur l’essence de nos valeurs, de nos choix, de tout ce qui nourrit nos espoirs pour demain. Dans une actualité agitée et déstabilisante, cette "vacuité responsable" pourrait elle ouvrir la voie à une vision plus claire du chemin à venir ? Corinne Maréchal, réflexologue Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Angerona_(mythologie) https://institut-iliade.com/une-deesse-du-solstice-dhiver-angerona/ Symbolisme du Solstice d’Hiver, mythologies, symboles et rites, Philippe Costa, The Book Edition, octobre 2022
L’or, un allié précieux pour la santé visuelle
par Corinne Marechal 2 février 2026
L’or, un allié précieux pour la santé visuelle
par Corinne Marechal 2 février 2026
L’hiver est une saison clé pour l’organisme. En Médecine Traditionnelle Chinoise, elle correspond à une période de ralentissement, de recentrage et de régénération profonde. C’est aussi le moment où l’énergie des Reins, considérée comme la réserve vitale du corps, est la plus sollicitée et mérite une attention particulière. Les reins ne sont pas seulement impliqués dans l’élimination des déchets. Ils jouent un rôle fondamental dans la régulation de la pression artérielle et de l’équilibre hydrique. Lorsque leur fonctionnement est fragilisé, la tension peut devenir trop élevée ou trop basse, perturbant la circulation sanguine. Or, une circulation déséquilibrée affecte directement les petits vaisseaux, notamment ceux qui irriguent la rétine, avec un impact potentiel sur la santé visuelle. En hiver, préserver l’énergie rénale, autrement dit ses forces vitales, passe par des gestes simples, doux et réguliers. L’alimentation constitue un premier pilier : les plats chauds, soupes, bouillons et préparations mijotées réchauffent l’organisme, soutiennent la digestion et évitent de puiser inutilement dans les réserves énergétiques. Les boissons chaudes et les tisanes à base de plantes reminéralisantes, contribuent également à renforcer le terrain plutôt qu’à l’épuiser. Le repos est un autre élément essentiel. Se coucher plus tôt, respecter le rythme naturel de la saison et ralentir le quotidien favorisent la recharge de l’énergie des Reins. Enfin, les mouvements doux, pratiqués avec régularité et conscience, soutiennent cette énergie sans la disperser et participent à une meilleure circulation globale. Prendre soin de ses reins en hiver revient ainsi à soutenir l’équilibre interne du corps, la qualité de la circulation sanguine et, par extension, la santé des yeux. L'intérêt de cette approche préventive est qu'au delà d'être source de bien être, elle permet d’aborder le reste de l’année avec plus de stabilité et de vitalité. Corinne Maréchal, réflexologue
par Corinne Marechal 10 novembre 2025
Le glaucome n’est pas qu’une maladie des yeux : c’est une affection complexe et globale, influencée par la circulation sanguine, le stress et l’équilibre du système nerveux. Si la pression intraoculaire reste un facteur important, elle n’explique pas tout. Aujourd’hui, la recherche révèle que mauvaise irrigation, stress chronique et déséquilibres vasculaires jouent un rôle central dans la dégradation du nerf optique. Face à cette réalité, les thérapies complémentaires — relaxation, réflexologie oculaire et soins personnalisés — offrent des pistes prometteuses. Elles agissent sur la microcirculation, le système neuroendocrinien et le bien-être émotionnel, permettant de soutenir la santé visuelle et de mieux vivre avec la maladie. Découvrez dans mon article « Le glaucome, quand la réflexologie oculaire soulage les yeux » publié dans le Point Reflexe, le magazine des réflexothérapies, de septembre 2025 , comment approches médicales et pratiques holistiques peuvent se compléter pour une prise en charge globale du glaucome, de la détente des tensions à l’oxygénation optimale des yeux, tout en rééquilibrant le corps et l’esprit. Rendez-vous sur www.reflexesante.ch/magazine Corinne Maréchal, novembre 2025
par Corinne Marechal 10 novembre 2025
L’automne, dans de nombreuses mythologies, est une saison de passage : le moment où la lumière décline, où le voile entre le monde des vivants et celui des morts s’amincit. C’est aussi la saison qui invite à la vision intérieure — celle qui ne contemple plus le monde éclatant de l’été, mais explore les profondeurs de l’âme. Saison de transition entre la plénitude estivale et le dépouillement hivernal, l’automne a toujours occupé une place symbolique dans les récits sacrés. Les mythes, qu’ils soient grecs, celtiques ou nordiques, ne se contentent pas de raconter le passage du temps : ils traduisent une mutation du regard, une transformation de la vision au sens de la perception spirituelle du monde. L’automne devient ainsi le temps où l’œil cesse de voir la surface pour pénétrer l’essence des choses. Alors que la lumière faiblit, cette période flamboyante et mélancolique met en scène la fin d’un cycle, tout en laissant deviner l’annonce d’un recommencement. Elle est l’essence même de l’idée de régénération. Les récits mythologiques traduisent le besoin universel de donner sens aux mystères de la vie et de la mort, et aux transitions inévitables de l’existence. Tel que celui de Perséphone (cf. https://www.corinnemarechal.com/persephone-deesse-du-printemps-et-du-retour-a-la-lumiere). Lorsque la jeune fille est enlevée par Hadès et conduite dans les Enfers, la terre s’assombrit et les moissons cessent : c’est le commencement de l’automne, symbole d’un monde privé de lumière. Pourtant, cette descente marque aussi l’accès à une autre forme de vision : celle de la connaissance du cycle vie-mort, visible uniquement depuis les profondeurs. Lorsque Perséphone revient au printemps, elle ne voit plus le monde comme avant : l’automne et l’hiver lui ont ouvert les yeux sur l’invisible. Son histoire incarne ce double mouvement de perte et de révélation propre à l’automne : la terre s’assombrit, mais l’esprit s’illumine. Le mythe égyptien d’Isis et Osiris fait écho à celui de Déméter et Perséphone. Il évoque la perte, la transformation et la régénération — à la fois dans la nature et dans l’âme humaine. Osiris, dieu de la végétation et de la renaissance, est tué et démembré par son frère Seth. Isis, déesse de la magie et de la maternité, rassemble les morceaux de son corps pour le ramener à la vie. Ce geste d’amour et de persévérance symbolise la continuité du cycle et la puissance transformatrice du regard intérieur, capable de voir la vie dans la mort. Cette correspondance entre automne et clairvoyance exprime une vérité universelle : lorsque l’être humain se confronte à la fin d’un cycle, il ne cherche plus à posséder, mais à comprendre. C’est la saison où la nature se dénude, mais où l’esprit s’éclaire. La vision mythologique de l’automne nous enseigne que la clarté ne vient pas toujours de la lumière : elle peut naître du crépuscule. Corinne Maréchal , novembre 2025
par Corinne Marechal 10 novembre 2025
J’ai choisi pour illustrer cet automne 2025 la chanson “ Les Feuilles mortes ” : le poème de Jacques Prévert et la mélodie de Joseph Kosma font écho à la nostalgie du temps qui passe, au souvenir des amours révolues, à la beauté fragile de la vie. Curieuse, j’ai voulu explorer l’histoire de cette chanson. Avant Prévert, avant Kosma, avant Montand, il y a Verlaine. Dans ses Poèmes saturniens (1866), “ Chanson d’automne” évoque l’effritement du temps, la langueur, la mémoire blessée : "Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur Monotone." Chez Verlaine, l’automne devient le miroir de la vieillesse et du souvenir. Le poète s’y projette, emporté “ au vent mauvais ”, “ pareil à la feuille morte ”. Cette métaphore de la feuille emportée inspire Prévert. L’histoire des Feuilles mortes commence en 1945, non pas comme une chanson, mais comme un ballet. Le jeune chorégraphe Roland Petit, 21 ans, monte " Le Rendez-vous" , sur un argument de Jacques Prévert et une musique de Joseph Kosma. Autour d’eux, des figures mythiques : Pablo Picasso réalise le rideau de scène, Brassaï les décors, Mayo les costumes : u n véritable concentré de génies artistiques ! Un an plus tard, Marcel Carné transforme ce ballet en film : " Les Portes de la nuit" (1946). C’est pour ce film que Kosma et Prévert écrivent “ Les Feuilles mortes ”, une chanson interprétée à l’écran par Yves Montand, aux côtés de Jean Vilar. "Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Tu vois, je n’ai pas oublié..." Ainsi naît une chanson qui deviendra un symbole de la nostalgie amoureuse. C’est le disque d’Yves Montand, enregistré en 1949, qui fera de la chanson un tube planétaire. Dès la fin des années 1940, la mélodie traverse l’Atlantique. Le parolier américain Johnny Mercer l'adapte en anglais : ce sera Autumn Leaves . La mélodie, empreinte de douceur et de mélancolie, séduit immédiatement les musiciens de jazz, dont Nat King Cole, Frank Sinatra, Miles Davis, Chet Baker, Bill Evans .. Parmi les innombrables interprétations, voici, dans le désordre, ma playlist coup de cœur : Yves Montand et sa voix de velours. D'abord dans la scène des " Portes de la nuit" , où la mélodie colle au regard extraordinaire de Jean Vilar, qui joue le rôle du Destin : https://www.youtube.com/watch?v=L1XJWNewsbA et enfin dans son interprétation complète, à Chaillot en 1963 : https://www.youtube.com/watch?v=O1aVWu2rBhE Dalida , dans sa version disco des années 1970, lui insuffle une énergie inattendue : la douleur devient pailletée, la tristesse électrisée : https://www.youtube.com/watch?v=vrWRzkV4u-w Faïrouz , la grande chanteuse libanaise, en livre une version jazzy en arabe ( Bil Kharif ), empreinte de douceur orientale : https://www.youtube.com/watch?v=1-0MXZJl_ZE L’interprétation géniale del rey Tito Puente , en 1959, transforme Autumn Leaves en une pluie tropicale, pleine de rythme et d'éclats. L a nostalgie se fait ici dansante, joyeuse, presque libératrice. https://www.youtube.com/watch?v=-WvoOnU4QKY En 1961, Serge Gainsbourg rend hommage au thème dans " La Chanson de Prévert" . Soixante ans plus tard, Michel Gondry contribue à ce thème inspirant et en signe la version animée : https://www.youtube.com/watch?v=jbM1uKP9TAM Gainsbourg ajoute une dimension désabusée : la chanson devient elle-même un souvenir, une trace qui s’efface lentement. "Et peu à peu je m’indiffère À cela il n’est rien à faire..." “Les feuilles mortes se ramassent à la pelle… les souvenirs et les regrets aussi.” Cette phrase, tant de fois chantée, résonne toujours avec la même intensité. Parce qu’elle dit, simplement, ce que chacun éprouve un jour : la beauté d’un instant passé, la douleur d’une absence, et la douceur du souvenir. Corinne Maréchal, novembre 2025 Source : https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/musicopolis/1946-joseph-kosma-compose-les-feuilles-mortes-8202622
par Corinne Marechal 10 novembre 2025
Selon la théorie des cinq éléments de la Médecine Traditionnelle Chinoise, la saison de l’automne est dominée par le Métal, l’élément généré par la Terre auquel il succède. Le Métal marque le passage du jour vers la nuit, son énergie est celle de la décroissance. Le Poumon, organe associé au Gros Intestin, joue un rôle essentiel dans la protection du corps. En régulant les échanges entre l’intérieur et l’extérieur, il agit comme un véritable pont avec le monde extérieur. Cette fonction protectrice le rend naturellement exposé aux agressions, tout comme la peau, autre organe de respiration et de contact. Les systèmes respiratoire et immunitaire sont donc particulièrement concernés en cette saison. Et c’est justement cette respiration qui nous intéresse par rapport à notre santé visuelle. C’est une des bonnes habitudes soulignée par le docteur Bates que de bien respirer pour bien voir. La respiration est le souffle du monde. Elle rythme la vie entre deux pôles qui se cherchent et se complètent : l’inspiration qui accueille, l’expiration qui délivre. Tension et détente, élan et abandon, elle trace la danse invisible de l’existence. Chaque souffle est occasion de prendre l’amour, les signes, les informations de la vie et à les permuter en énergie, puis à les exprimer, les relâcher, dans le cycle de la vie. La respiration est un échange permanent entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Elle est le fil qui relie la naissance à la mort. On dit des yeux et du système visuel qu’ils sont particulièrement gourmands en matière d’oxygène. Une récente étude le démontre. En Suède, des chercheurs de l’Institut Karolinska ont découvert que la respiration influence la taille des pupilles et par conséquent la vision. Jusqu’à présent, seuls trois facteurs étaient connus : la quantité de lumière, la distance de mise au point et des facteurs cognitifs tels que les émotions ou l'effort mental. Cette étude, publiée dans The Journal of Physiology (février 2025), montre que l a pupille est la plus petite au début de l’inspiration et la plus grande pendant l’expiration. Ce phénomène, appelé « réponse pupillaire respiratoire », est cyclique, automatique et indépendant de tout stimulus externe. Les chercheurs ont mené cinq expériences auprès de plus de 200 participants, en variant : La vitesse et la manière de respirer (nez ou bouche), l'éclairage , la distance de fixation, et enfin les conditions (repos ou activités visuelles). Dans tous les cas, l’effet de la respiration sur la pupille est resté constant. Les chercheurs en déduisent que la variation de taille, bien que faible, pourrait influencer la perception : • Inspiration → pupilles plus petites → meilleure perception des détails • Expiration → pupilles plus grandes → meilleure détection d’objets faiblement visibles Ainsi, la vision pourrait alterner, à chaque cycle respiratoire, entre deux modes d’optimisation visuelle. Cette découverte ouvre des pistes p our mieux comprendre la régulation de l’attention et de la perception. Mais aussi pour développer de nouveaux outils de diagnostic neurologique (ex. maladie de Parkinson, où la fonction pupillaire est altérée). Les chercheurs poursuivent leurs travaux afin de déterminer dans quelle mesure ces variations pupillaires modifient réellement la vision. La respiration ne se contente pas de rythmer notre corps : elle influence aussi notre regard sur le monde. À chaque inspiration et expiration, la taille de nos pupilles — et donc potentiellement notre perception visuelle — fluctue, révélant un lien intime entre le souffle, le cerveau et la vision. Corinne Maréchal, novembre 2025 Source : « La réponse pupillaire à la phase respiratoire : la taille de la pupille est la plus petite au début de l'inspiration et la plus grande pendant l'expiration » , Martin Schaefer, Sebastiaan Mathôt, Mikael Lundqvist, Johan N. Lundström, Artin Arshamian, The Journal of Physiology ,février 2025
par Corinne Marechal 29 juin 2025
L’été est là, et avec lui revient ce plaisir simple : lever les yeux vers un ciel lumineux, sentir la chaleur et la caresse du soleil sur la peau, profiter d’une lumière naturelle abondante. On devine par nos ressentis les bienfaits du soleil pour notre moral, mais saviez-vous que la lumière naturelle est aussi bénéfique pour nos yeux ? C'est confirmé : la lumière solaire stimule la production de sérotonine, ce neurotransmetteur qui régule l’humeur, réduit le stress et procure une agréable sensation de bien-être. Et justement, la belle saison nous invite plus que jamais à vivre dehors. C’est l’occasion idéale d’en profiter ! Aux heures les plus chaudes de l'été, on se protège des rayons du soleil, idéalement à l’ombre et la fraicheur d’un arbre. Et là, paupières fermées ou yeux mi-clos, on plonge dans le bain des reflets subtils d’ombres et de lumières. On goute autant que possible ces instants de mouvements magiques et contrastés. Ces éclats vivants d’ombres et de lumières sollicitent nos pupilles qui se contractent ou se dilatent pour s’adapter à l’intensité lumineuse. Même avec les paupières fermées. Ainsi, plusieurs muscles des yeux sont stimulés, comme ceux de l’iris ou encore les muscles ciliaires (responsables de l’accommodation). Il n’y a rien à faire, juste laisser faire : nos yeux bénéficient d’une mobilisation douce et naturelle, à la manière d’un massage, qui améliore leur souplesse… et qui peut même atténuer les effets de la presbytie. Le soleil est notre ami, dès lors qu’on l’approche avec attention et modération. Jouir de la lumière naturelle, alterner ombre et soleil, bouger, respirer, relâcher… Ce sont autant de gestes simples pour prendre soin de ses yeux, naturellement.
par Corinne Marechal 29 juin 2025
Souvent associé à l'astre lumineux, avec ses pétales d’un jaune éclatant rappelant les rayons du soleil, le tournesol ne se contente pas de pousser. Plante dite héliotrope, venue d’Amérique, il regarde le ciel, cherche la lumière. Et, comme un œil posé sur sa tige, il évoque la complexité du regard, ce fil tendu entre désir, absence et révélation. Ce thème du regard revient dans les récits et représentations qui entourent cette fleur solaire. Dans la mythologie grecque, Clytie était une nymphe des eaux, éprise du lumineux Hélios, dieu du soleil personnifié. Par jalousie, elle causa la perte de Leucothoé, sa rivale. Mais sa trahison ne lui valut pas l’amour en retour, et elle ne fit qu’engendrer chez Hélios ressentiment et surtout indifférence. Elle n’existait plus à ses yeux… Dévastée par cette absence de regard, Clytie se consuma. Assise nue sur la terre, elle contempla la course du Soleil, sans boire ni manger, seulement nourrie de ses larmes et de la rosée, jusqu’à se métamorphoser en fleur. C’est ainsi que naquit l’héliotrope, cette fleur qui, de sa tête et de son regard, suit le mouvement de l’astre qu’elle aime. Le regard est une force puissante, surtout quand il appartient à Hélios, souvent confondu avec Apollon, dieu de l’Olympe, des arts et de la lumière. Surnommés tous deux Phoebus, « le brillant », ils incarnent la clarté et la vigilance. Chaque matin, précédé du char de sa sœur Éos, l’Aube, Hélios s’élance dans le ciel sur son char tiré par quatre chevaux ailés. De là-haut, il voit tout : les hommes, les dieux mais aussi les serments tenus ou trahis. C’est lui qui rendit la vue au géant Orion, dénonça l’adultère d’Arès et d’Aphrodite, et révéla l’enlèvement de Perséphone par Hadès. Le tournesol est profondément associé à la joie solaire. Symbole de spiritualité, tout en incarnant un astre fermement ancré sur la terre, il nous rappelle notre capacité innée à rechercher la lumière, la clarté. Sources : https://mythologica.fr/grec/helios.htm https://fr.wikipedia.org/wiki/Clytie_(Oc%C3%A9anide) https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lios Intéressant ! Les graines de tournesol fournissent une bonne dose de vitamine E, un antioxydant important qui préserve la santé des cellules oculaires . Des études ont également montré que la vitamine E peut ralentir la dégénérescence maculaire et contribuer à prévenir la cataracte. 30 grammes de graines contiennent environ la moitié de l'apport quotidien recommandé en vitamine E. (www-eduardobessermd-co)
par Corinne Marechal 29 juin 2025
Un été 42 n’est pas qu’une bande originale de film. Michel Legrand parvient à transformer l’essence de l’été – cette lumière dorée, cette langueur chaude, ce temps dilaté – en une mélodie douce, et obsédante. Dès les premières notes, mi, la, si, sol ; mi, la, si, do, le ton est donné : une simplicité apparente qui génère une profonde émotion. Le motif tourne, se transforme, s’élève, s’assombrit. Il épouse les sensations de l’été : la torpeur des après-midis, la chaleur sur la peau, l’attente silencieuse d’un amour naissant. Écoutez la version live de l'orchestre philarmonique de Radio France https://www.youtube.com/watch?v=Y9a6obrB3rs&ab_channel=FranceMusiqueconcerts la version solo harpe https://www.youtube.com/watch?v=l1PhhSuWk7I&ab_channel=canilecanan la version chantée par Michel Legrand https://www.youtube.com/watch?v=93G3uxkMmHU&t=4s&ab_channel=RTSArchives la version anglaise interprétée par Barbra Streisand https://www.youtube.com/watch?v=nkqzbujVWGs&ab_channel=BarbraStreisand-Topic Sources : -https://www.radiofrance.fr/francemusique/concerts/maison-de-la-radio-et-de-la-musique-auditorium-legrand-demarquette-egea-leloup-berchot-sellin-laizeau-boussaguet-op-de-rf-stil/michel-legrand-un-ete-42-summer-of-42-4666230 -https://www.iletaitunefoislecinema.com/un-ete-42/ -https://pianoformation.com/un-ete-42-de-michel-legrand/
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