Voir la vie en rose

Un arbre qui fait du bien aux yeux 

Le printemps approche, théâtre d’une nature enjouée et généreuse. Les brumes de l’hiver font place au contrastes, à la clarté, et les couleurs fleurissent dans la nature et les jardins comme des feux d’artifice. 
Nos sens et la vue en particulier sont ravis et s’épanouissent grâce à cette énergie printanière. Cet élan de re – naissance, signal d’un cycle nouveau, est lié à l’élément Bois en énergétique chinoise, dont les ministres sont le Foie (yin) et la Vésicule Biliaire(yang). 
La vue est intimement liée au Foie, tant dans sa dimension physiologique et symbolique. 
Parmi les facteurs susceptibles d’affecter la vue, il y a la qualité du sang, filtré par le foie, qui circule dans l’artère ophtalmique. Car le foie, parmi ses nombreuses fonctions, est responsable de filtrer le sang. Cette étape, décisive, définit sa qualité, au rythme de 1, 5 litre par minute. Qualité liée à celle de ce que nous mangeons, buvons, respirons et bien sûr, à nos émotions (rôle du Cœur).

J’ai choisi pour ce printemps de mettre en lumière un arbre (Bois), l’arbre de Judée, pour ses vertus pour le bien-être et la santé de notre vue et de notre vision. Et qui plus est, reconnu pour son action protectrice de la rétine ! 
Le Cercis siliquastrum est dit « Arbre de Judée », « Gainier », ou encore « Redbud ». Cercis vient du grec ancien ‘kerkis’ signifiant navette de tisserand. Le nom « kerkis » fut attribué par Théophraste, élève d’Aristote et botaniste, au Cercis siliquastrum. Certains y voient une ressemblance avec sa gousse, d’autres suggèrent la référence du bruissement d’une navette.
Les arbres sont des symboles de force, d’individualité et d’expression, de calme, de croissance et d’interconnexion de tout. L’arbre de Judée est considéré comme un symbole de la beauté éphémère de la vie, car ses fleurs roses ne durent que quelques semaines avant de tomber. 
En fleurs, il illumine le paysage, son rose éclatant le rend très attrayant pour les yeux. Sa floraison commence au printemps, parfois dès le mois de mars, et jusqu’en mai. Son écorce passe du gris brunâtre, à sa base, au rougeâtre, en partie supérieure ; ses feuilles sont en forme de cœur.
Sur cet arbre, les fleurs apparaissent avant les feuilles. Elles poussent directement sur le bois, en bouquets qui peuvent compter entre 3 à 6 fleurs. L’arbre de Judée en est ainsi entièrement recouvert, éblouissant quiconque pose les yeux dessus. 
L’effet de cet arbre sur la vue va au-delà des seules perceptions sensorielles. 
La pharmacopée chinoise reconnait les bienfaits de son écorce (espèce chinensis), utilisée comme antiseptique. Elle calme la fièvre, détoxifie, favorise la circulation sanguine, soulage les douleurs, réduit les inflammations. 
Les vertus de cet arbre pour lutter contre les troubles de la circulation et notamment pour les atteintes de la rétine, sont mises en avant par la gemmothérapie, une pratique à visée thérapeutique récente, qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance. Elle se base sur le postulat que ceux-ci contiennent une « énergie informative » pouvant guérir.
D'après elle, les propriétés des bourgeons de l’arbre de Judée procurent des effets antiagrégant (= qui s’opposent à l’agrégation des plaquettes sanguines), première étape de la formation des caillots de sang et antithrombotiques puissants. Ils favoriseraient l‘équilibre de la tension artérielle.

Enfin, pour résumer l'énergie particulière de cet arbre : il est aussi nommé par les Espagnols  "arbre d’amour" .

Sachez que l’utilisation des bourgeons de l’arbre de Judée à des fins thérapeutiques doit faire l’objet d’une surveillance médicale. En aucun cas ces informations ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.

Sources :  
- Alternative santé / Patrick Hoor juin 2018 - N° 69 
- Alternative Santé / Paul Dupont juin 2018 - N°59
- https://www.lepeupledacote.com/plante/arbre-de-judee-cercis/
- https://www.france-mineraux.fr/phytotherapie/guide-plantes-medicinales/arbre-de-judee/
- https://gallica.bnf.fr/blog/17042023/larbre-de-judee?mode=desktop

Poème de Lou - Juin 2009

Le printemps parle le langage des fleurs
Et de cette feuille à l’autre il entraine ses couleurs
L’iris attendri goutte l’exquise fleur d’orient
Et répand comme une rumeur une parure mauve ou rose
Dans les ramées gazouille l’allégresse du matin
Tons doux et sons s’allient pour habiller les branches
D’enchantement tissé dans une toile voyageuse.

Source : https://blog.ossiane.photo/2009/06/08/arbre-de-judee/

par Corinne Marechal 29 juin 2026
Un moment propice pour s’interroger
par Corinne Marechal 29 juin 2026
Le pouvoir des petits riens 
par Corinne Marechal 29 juin 2026
Une autre façon de regarder la mer
par Corinne Marechal 29 juin 2026
Volare : un concentré de bleu, de joie et d’enthousiasme… un concentré d’été
par Corinne Marechal 29 juin 2026
Le bain de pieds au romarin : le rituel bien-être incontournable de l’été
par Corinne Marechal 2 mai 2026
Du regard divin à la guérison : mythes et fondements de la médecine dans l’Antiquité
par Corinne Marechal 2 mai 2026
Des Arbres et des Fleurs : quand l’innovation transforme le regard
par Corinne Marechal 2 mai 2026
Printemps intérieur : quand l’énergie cherche à circuler
Angerona, le silence au cœur du solstice d’hiver
par Corinne Marechal 2 février 2026
Au cœur de l’hiver, lorsque le temps semble retenu dans son souffle, une déesse romaine impose le silence : Angerona. À l’origine, elle est celle qui guérit la douleur et la tristesse, présidant aux passages difficiles. Figure du seuil et de la renaissance solaire, elle était célébrée au jour du solstice d’hiver. Angerona nous rappelle que toute lumière nouvelle naît d’un retrait, d’une nuit, d’un silence. Pline la décrit portant un bandeau scellé sur la bouche, tandis que Macrobe la représente l’index de la main gauche posé sur les lèvres. Elle n’impose pas un simple silence : elle ouvre un espace de retrait, un vide où le cours ordinaire du temps se suspend. Ce silence n’est ni passivité, ni oubli, mais concentration des forces. Il renvoie à la nuit matricielle d’où surgira le nouveau soleil, à l’image de l’enfant encore fragile, porteur de toutes les promesses à venir. Angerona est la gardienne de cette traversée invisible, celle qui exige l’épreuve du silence avant toute naissance, toute renaissance. Mais son bâillon révèle une dimension peut être encore plus radicale. À l’heure la plus sombre de l’année, le verbe ancien perd son autorité. Les dieux fatigués, garants d’un ordre arrivé à son terme, sont réduits au silence. Ce mutisme devient alors un acte de libération : il invite à rompre avec les récits épuisés, à se dépouiller des lois devenues stériles. Comment rapprocher la portée symbolique de ce moment de notre présent avec l’équilibre de notre vision de nous même et du monde ? Peut-être en profitant du calme imposé par la saison pour faire silence à notre tour. S'interroger sur l’essence de nos valeurs, de nos choix, de tout ce qui nourrit nos espoirs pour demain. Dans une actualité agitée et déstabilisante, cette "vacuité responsable" pourrait elle ouvrir la voie à une vision plus claire du chemin à venir ? Corinne Maréchal, réflexologue Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Angerona_(mythologie) https://institut-iliade.com/une-deesse-du-solstice-dhiver-angerona/ Symbolisme du Solstice d’Hiver, mythologies, symboles et rites, Philippe Costa, The Book Edition, octobre 2022
L’or, un allié précieux pour la santé visuelle
par Corinne Marechal 2 février 2026
L’or, un allié précieux pour la santé visuelle
Voir plus